Le Routard Normandie médiévale

Rédaction de l’introduction historique et des textes historiques ou descriptifs des différents sites présentés.

« Fille des assauts vikings, la Normandie joua au Moyen Âge un rôle majeur en Europe. De ce passé médiéval glorieux, elle a reçu en héritage un patrimoine fabuleux. Le long des côtes de la Manche, dans les villes ou dans le bocage, venez à la rencontre de Guillaume le Conquérant, de Richard Cœur de Lion ou de Jeanne d’Arc. Sous les voûtes des cathédrales d’Évreux, de Rouen ou de Sées, au pied des murailles des châteaux de Caen ou de Falaise, devant la Tapisserie de Bayeux ou l’abbaye du Mont-Saint-Michel, préparez-vous à vivre de grandes aventures ! »

Paris, Hachette, février 2018, 160 p.

Les châteaux forts de Philippe Auguste (2007)

Ouvrage épuisé chez l’éditeur.

Au moment où apparaissent les premières grandes armes de jet à contrepoids, l’architecture militaire a besoin d’être réinventée. Le roi de France Philippe Auguste s’entoure donc d’hommes compétents qui créent de nouvelles structures révolutionnaires. Parmi cette élite rigoureusement sélectionnée, figure un certain Guillaume de Flamanville, maître d’œuvre de son état. Parvenu au crépuscule de son existence, ce professionnel réputé dicte ses mémoires à son jeune secrétaire.
Il se montre un bavard impénitent, assoiffé de connaissance et surtout désireux de transmettre sa science à la postérité. Sa quête personnelle tient en ces quelques mots : « La pierre et le bois habitent mon âme depuis l enfance et de la chaux humide coule dans mes veines. »

Les confidences du maître d’œuvre nous entraînent au cœur des chantiers de construction des châteaux forts, là où résonnent les coups de ciseau sur la pierre et de marteau sur l’enclume.

Les plans et photographies joints au récit témoignent de la force et de l’inventivité de l’architecture créée sous l’impulsion du roi de France.

Les Châteaux Forts de Philippe Auguste. Mémoires d’un Maître d’Oeuvre, Guillaume de Flamenville. Apt : Astrolabe, 2007. 68 p.

 

Les châteaux forts (2005)

Épuisé chez l’éditeur.

Aux yeux de l’homme moderne, le château fort constitue le monument emblématique des mille années d’histoire que nous avons coutume d’appeler  » Moyen Age « . Dans l’imaginaire collectif, des chevaliers bardés de fer s’affrontent courtoisement toutes bannières déployées en d’interminables tournois, à l’ombre de massives tours crénelées. Les malheureux paysans traînent leur misère en curant le fond des douves, maudissant discrètement l’avidité sans borne d’une noblesse omnipotente. Derrière les épaisses murailles, le maître des lieux tient sa cour, exerce son pouvoir absolu, se livre à de gargantuesques ripailles en évoquant ses parties de chasse ou ses exploits guerriers. De temps à autre un hobereau du voisinage vient lui jeter un défi, comme pour rompre une existence trop monotone et se lance avec ses hordes à l’assaut de ses remparts. La réalité est bien évidemment beaucoup plus nuancée. Le concept de château fort, demeure seigneuriale fortifiée, n’apparaît que dans la seconde moitié du IXe siècle. Les méthodes de construction et les techniques de siège vont alors connaître une évolution incessante, dans une course effrénée à l’efficacité optimale : l’attaquant veut forcer la place ; le défenseur doit à tout prix l’empêcher d’y pénétrer. Cette étude se propose d’étudier ce double phénomène et de le réinsérer dans son contexte historique, afin d’en mieux appréhender les contours. Émaillée de nombreuses anecdotes et de multiples repères chronologiques, elle présente de manière vivante des temps lointains hauts en couleurs. Ce passé ainsi ressuscité fut le quotidien de nos ancêtres. Elle démontre également que le réflexe immémorial de fortifier pour survivre ne s’est pas éteint au crépuscule du  » Moyen Age « , mais a perduré jusqu’aux premières lueurs du XXIe siècle.

Les châteaux forts. Le Coudray-Macouard : Cheminements, 2005. 343 p.

1066 Guillaume roi (2002)

Premier tirage épuisé. Cet ouvrage a reçu en 2003 le prix André-Maurois de la société des écrivains normands.

Peu de dates résonnent dans notre mémoire collective comme celle du 14 octobre 1066. Plus qu’un simple coup de tonnerre, la bataille de Hastings constitua un authentique cataclysme politique et géostratégique. Ses répliques meurtrières secouèrent notamment les relations entre les royaumes de France et d’Angleterre pendant près de quatre cents ans. Elle jeta les bases d’un état aux proportions démesurées, qui connut son apogée au siècle suivant sous le règne sans partage de Henri Plantagenêt.

Cet ouvrage invite à un passionnant voyage au cœur des arcanes du XIe siècle. Des côtes de Norvège aux rivages de la Manche, en Angleterre et en Normandie, les destins se croisent et s’entremêlent jusqu’au fatal dénouement. Avec rigueur et précision, les événements, les joutes diplomatiques,  la logistique,  les techniques de combat sont minutieusement analysés, pour proposer une narration vivante et détaillée d’un épisode capital de l’histoire européenne. Les lames et les boucliers s’entrechoquent, les voiles claquent au vent et un souffle d’aventure s’engouffre entre les lignes.

1066, Guillaume roi. Condé-sur-Noireau : Corlet, 2002

Châteaux forts de Normandie (2006 & 2010)

Ouvrage épuisé chez l’éditeur.

Depuis l’époque celtique, des fortifications n’ont cessé de s’élever sur le territoire de l’actuelle Normandie. Mais, c’est au Moyen Âge que le processus de construction atteignit son apogée. il demeure de ces temps lointains d’innombrables vestiges, en terre ou en pierre, essaimés dans toutes les campagnes et parfois même au coeur de nos villes. De Gisors à Bricquebec, ce Dieppe à Alençon, nos vieilles forteresses sont autant d’invitations au voyage et à la rêverie.

Châteaux forts de Normandie. Cully : OREP Editions, 2010 & 2006. 32 p.

Châteaux forts de la guerre de Cent Ans (2009)

Ouvrage épuisé chez l’éditeur.

La guerre de Cent Ans a tracé dans l’histoire franco-anglaise un sillon écarlate, léguant à la postérité une vision apocalyptique du crépuscule de la période médiévale : conflit interminable, querelles sanglantes pour le pouvoir, soldats pillant et dévastant les contrées, longues famines rythmées de terribles épidémies… Ce climat permanent d’insécurité oblige les hommes à renouveler leurs conceptions ancestrales de la fortification, pour mieux protéger leurs vies et leurs biens. Ils emploient toutes leurs ressources intellectuelles afin de répondre à l’efficacité croissante des armes de siège, et plus spécialement de l’artillerie à poudre. Les murailles, couronnées de mâchicoulis, surmontées de pinacles et de clochetons, s’élèvent et s’épaississent au son du canon. Mais ces temps troublés marquent aussi un tournant important dans le mode de vie des plus grands. Les châteaux demeurent certes des espaces protégés du monde extérieur, mais ils doivent également répondre aux exigences de confort de leurs occupants. Place aux chaussures à poulaines et aux joyaux, aux pelisses et aux hennins, à l’abri de palais-forteresses, écrins des frasques d’une cour fastueuse et tumultueuse.

Châteaux forts de la guerre de Cent Ans. Paris : Histoire et collections, 2009. 128 p.

Le crépuscule des châteaux forts (2009)

Ouvrage épuisé chez l’éditeur.

Après l’extinction des derniers brasiers de la guerre de Cent Ans, les seigneurs de France ne changent en rien leur mode de vie. Ils ne modifient pas davantage, dans un premier temps, leurs habitudes de construction et restent fidèles aux austères et épaisses murailles, aux tours crénelées couronnées de mâchicoulis, aux toitures en poivrière. Et pourtant, ces places érigées selon des modèles archaïsants ne sont plus véritablement en mesure de résister aux grandes armées en campagne, aux puissantes canonnades d’une artillerie sans cesse perfectionnée, à l’évolution générale des techniques de siège. Pendant la seconde moitié du XVe siècle, le château fort n’est plus qu’un symbole d’appartenance à une caste sociale, fière de son histoire, mais doutant de son avenir. Certaines forteresses apparaissent désormais comme de simples défis minéraux, lancés par une noblesse en quête d’identité vers un pouvoir souverain enfin triomphant. Ce second tome de la collection Murailles nous emmène à l’aube de la Renaissance, assister aux ultimes lueurs de ce crépuscule des châteaux forts. Plus de 160 photographies

Le crépuscule des châteaux forts. Paris : Histoire et collections, 2009. 128 p.

Orléans et Patay (2010)

Rien ne va plus au royaume de France quand surgit une jeune fille d’une vingtaine d’années qui renverse le cours de l’histoire. Enfin pas à elle toute seule quand même… Politique, stratégie et tactique sont ici passés au crible.

Année 1428 : La guerre entre l’Angleterre et la France fait rage. Par le traité signé à Troyes en 1420, la couronne de France appartient à la dynastie des Lancastre. Un prince de 6 ans à peine, le petit Henri VI, s’intitule « par la grâce de Dieu roi de France et d’Angleterre. » La réalité du pouvoir est assumée en son nom par le régent John Bedford. Les Anglais dominent les territoires s’étendant au Nord de la Loire, mais ne maîtrisent en rien les contrées situées au-delà du grand fleuve. Depuis Bourges règne Charles VII, héritier des Valois, revendiquant également pour son compte le trône des lis. La France a deux rois : c’est un de trop ! Durant l’été, Bedford décide d’en finir. Une puissante armée anglaise débarque à Calais, file vers la Loire et impose le blocus d’Orléans. Pour Charles VII, la perte de cette ville signifierait à coup sûr la chute de ses états. Il décide donc de la défendre coûte que coûte. D’octobre 1428 à mai 1429, les combats font rage autour de la cité. La situation des assiégés paraît désespérée, jusqu’à l’arrivée d’une jeune paysanne prénommée Jeanne. La Pucelle d’Orléans ouvre à la volée les portes de sa légende. Dans son sillage, les Français retrouvent le goût de la victoire et volent de succès en succès, jusqu’à la bataille décisive de Patay. Cet ouvrage clair, vivant, copieusement illustré, vous propose de revivre ces heures de grande aventure

Du siège d’Orléans à la bataille de Patay – Jeanne d’Arc sur le chemin de la victoire. Paris : Histoire et collections, 2010. 66 p.