Une Nuit des musées 2020… sur Internet !

Cette seizième édition de la Nuit européennes des musées ne peut évidemment se tenir, contexte sanitaire oblige. Plusieurs grands musées de Normandie ont cependant mis au point des visites virtuelles, afin de continuer à se promener entre les cimaises des expositions organisées dans le cadre d’un festival Normandie impressionniste très perturbé. Suivez le guide, svp…

Regard le L’excursionniste, par Renoir, au MuMa du Havre

[Temps de lecture : 2 minutes] Rien ne remplacera bien sûr le contact direct avec une peinture ou une sculpture : ce n’est que face à face avec Impression, soleil levant, La Joconde, la Vénus de Milo ou la Dame de Brassempouy, que l’on entre véritablement en communion avec ces œuvres d’exception et que l’on ressent les émotions véhiculées par les artistes à travers leur travail. En ces temps troublés, alors que nous voici de nouveau séparés de ce que nous aimons comme de ceux que nous aimons, sur fond de fanatisme, d’obscurantisme et de complotisme, la diffusion de la culture, c’est-à-dire l’accès libre à ce qui élève l’esprit pour que chacun puisse se forger une conscience, nous apparaît plus que jamais indispensable. Impossible pourtant d’aller en ce moment au-devant de cette culture ; c’est elle alors, grâce à l’initiative de certains musées normands – remplissant à cette occasion une véritable mission de « service public de la culture » -, qui vient jusqu’à nous, en utilisant de manière positive les nouvelles technologies développées par la société Octopus 3D. Essayez, c’est magique !

Nuits électriques, au MuMa du Havre

Superbe exposition consacrée au monde de la nuit à l’âge d’or de l’impressionnisme, entre la guerre de 1870 et la Grande Guerre donc. Jusqu’alors plongées dans le noir à la tombée du jour, les villes s’illuminent petit à petit, quartier après quartier, grâce aux progrès technologiques. La perception de l’environnement change, au gré de jeux d’ombres et de lumières qui fascinent les artistes. Voir compte-rendu détaillé ici.

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Les villes ardentes, art, travail, révolte (1870-1914), au musée des Beaux-Arts de Caen

C’est un regard original que nous propose le MBA sur l’évolution du monde du travail, en pleine révolution industrielle. Autrefois paysans, les hommes montent en masse vers les villes et vendent leur force physique contre des salaires de misère. Loin de rester à l’écart des réalités de leurs contemporains, les artistes surent aussi les saisir dans toute leur profondeur, voire leur cruauté. Voir compte-rendu détaillé ici.

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François Depeaux, l’homme aux six cents tableaux, au musée des Beaux Arts de Caen

Les premiers peintres impressionnistes vécurent pour la plupart dans la misère, au moins au tout début de leur carrière. Ils bénéficièrent cependant de la bienveillance de riches personnages, à l’image d’un Gustave Caillebotte (lui-même artiste), qui leur achetèrent volontiers leurs œuvres, leur permettant de survivre. Ainsi le collectionneur rouennais François Depeaux, qui accumula Renoir, Pissarro et autres Degas.

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